Cette fiche est extraite de l'annexe du livre Se poser les bonnes questions (Lysiane Tendil) : pour chaque théorie — auteurs, thèse centrale, statut empirique réel, critiques, et un niveau de preuve de A (robuste) à D (pseudoscience ou très faible).
Postulat : le développement le plus profond concerne le sens, la cohérence de vie et, pour certains, la transcendance.
Fiche 9.1 — Carol Ryff : le bien-être psychologique eudémonique Niveau de preuve. A — robuste, largement répliqué Auteure. Carol Ryff, modèle en six dimensions (1989).
Thèse centrale. Le bien-être ne se réduit pas au plaisir : il comprend autonomie, maîtrise de l'environnement, croissance personnelle, relations positives, sens, acceptation de soi.
Statut empirique. Solide ; échelles largement validées. Définition opérationnelle et mesurable de l'« épanouissement ».
Se poser la question. Mon bien-être tient-il seulement au plaisir, ou aussi à la croissance, au sens et à l'autonomie ?
Fiche 9.2 — Les approches transpersonnelles Niveau de preuve. D — pseudoscience ou très faible Auteurs. Ken Wilber (modèle intégral) ; héritage de Maslow (au-delà de l'auto- actualisation, la self-transcendence).
Thèse centrale. Le développement inclut des dimensions de transcendance et de spiritualité.
Statut empirique. Faible / non testable pour l'essentiel. À présenter honnêtement comme champ philosophique et expérientiel, non comme science.
Se poser la question. Qu'est-ce qui me dépasse et donne, malgré tout, une mesure et une direction à ma vie ?
Fiche 9.3 — Edward Diener : le bien-être subjectif Niveau de preuve. A — robuste, largement répliqué Auteur. Ed Diener (1946-2021), « Dr. Happiness ».
Thèse centrale. Le bien-être subjectif = satisfaction de vie + affects positifs − affects négatifs ; mesurable.
Statut empirique. Très solide ; fondement empirique de la « science du bonheur » (échelle SWLS).
Se poser la question. Si je notais ma satisfaction de vie ce soir, qu'est-ce qui ferait monter le chiffre durablement — pas juste demain ?